J aimerai tellement retourner à ce temps où on était naïf, où on croyait que rien ne pouvait plus jamais nous arriver. On était tellement naïf, on a fini par le payer, on ne faisait que croire, mais c'était mieux. Quand on était encore si innocents, on se foutait du reste. On avait nos rêves, nos promesses et un destin intact. Les jours fuyaient, il ne pouvait rien nous arriver. Pourtant c'était le temps qui fuyait. Et le temps ne vous laisse pas le choix. Le temps est l'alliée de la vie, il emporte tout. Il ne songe pas à si vous êtes venu à en manquer ou si il s'est fait trop long. Il fait de vous ce qu'il veut. Il peut vous faire prendre goût au meilleur, et vous l'enlevez en moins de temps qu'il n'en faut pour réaliser. Le temps est destructeur, arrogant et hautain. Le temps est sans remord, comme son alliée. Le meilleur comme le pire. Les deux extrémités. Le meilleur est beau, passionnant, sublime et presque magique. Le pire est destructeur, effrayant, parfois ultime et presque irréel. Deux extrémités, deux parallèles à éviter, qui s'en sortira. Parce que qui dit s'en sortir dit force, qui dit force dit courage. Et ce courage, l'a t-on vraiment ? Celui de se lever le matin, de se regarder dans un miroir et se dire que ça en vaut la peine. Le courage de ceux que la vie gifle et qui restent debout, celui de vivre en se souvenant. Le courage de se souvenir de la première extrémité en marchant dans la deuxième.

